Djidjeli !

Djidjeli !
Pour les historiens, l'histoire de JIJEL remonte à quelques 2000 ans. Le nom même de la cité n'est pas éclairci. Jijel tirerait son nom du mot berbère «Ighil-Ighil», de colline en colline ou en se référant à l'antiquité romaine, on a « IGILGILI » de « JILJIL », cercle de pierres sur lequel, la cité s'est construite pour échapper aux invasions venant du nord.

En effet par ses immenses plages de sable fin, la richesse de son site, la douceur de son climat, JIJEL a attiré au cours des siècles, tous les peuples expansionnistes de la Méditerranée. Bloquée entre la chaîne des Babors et la mer, démunie presque totalement de voies de communication, à l'exception de quelques voies romaines traversant des zones peu sûres et reliant Constantine, Béjaia, et Collo, après plusieurs jours de marche, Jijel subira toutes les attaques, venant surtout de la mer.





Grâce à un système de défense bien conçu, la ville affrontait victorieusement tous les assauts. Dés que l'alerte était donnée par les guetteurs, la population civile allait s'enfermer dans une forteresse construite à l'arrière de la ville, à Béni Caïd, Dar Slalâa – Redoute ancienne située aux confins de Kaous disposant de pièces d'artillerie, détruite par les colons. La ville restait alors aux mains de ses défenseurs. En cas de rupture des lignes de défense et si l'envahisseur s'avisait de poursuivre la population, il tombait fatalement dans des gorges étroites situées entre des collines boisées, entourées de cours d'eau, d'où d'autres défenseurs pouvaient surgir. Plus tard la stratégie des armées colonialiste allait reprendre à peu prés le même système de la défense de la ville. La vieille cité devient citadelle. Le vieux fort "des Français" aujourd'hui disparu a été construit par le corps expéditionnaire du Duc de Beaufort au XVII siècle. A l'est de la ville, sur un promontoire rocheux qui commandait l'entrée de la cité par la mer, le fort Duquesne fut édifié sur l'emplacement de Sidi Amer. A l'Ouest, la montagne qui domine la ville et sa région, Mesghitane, devint sémaphore, un fortin toujours tenu à l'époque française par une section de soldats.

A proximité des mausolées de Sidi El- Harbi et Sidi B'sir, les forts Saint- Ferdinand et Sainte Eugénie, furent également bâtis. Il ne reste à présent en matière de vestiges historiques, que quelques tombeaux étrusques, des pièces de monnaie en or frappées par les rois Hamadites de Bejaia, quelques vieux canons rouillés exposés un certain temps devant la citadelle, ''Aïn- Romane'' (fontaine romaine) à Aîouf , le « Djebel » quartier haut des anciens Raïs et prolongement du vieux JIJEL , Dar Chouafa (les Guetteurs) , Ghdir Kouiras (le petit corsaire).
L'histoire de Jijel se situe donc déjà dans la pré-antiquité, puisque la civilisation étrusque y a laissé des traces, comme partout, autour du bassin méditerranéen. Les tombeaux étrusques taillés dans la pierre sont encore visibles à la ''Pointe Noire ''(Rabta). En regardant la position de la vieille ville (l'actuelle caserne), construite sur une presqu'île aux falaises rocheuses, défendue au nord par la mer que ferme un cercle d'écueils, au sud par une ceinture de collines, nous remarquons que la place antique, avait été choisie dans un but défensif pouvant servir de comptoir sûr aux transactions commerciales des premiers marins de la Méditerranée. Vers le Xè Siècle avant J.C, les Phéniciens, marins et marchands, en quête de bases pouvant offrir le maximum de sécurité à leur commerce, s'installèrent à Jijel où ils fondèrent un comptoir. Les Romains vinrent occuper la petite cité, phénico-berbère, qu'ils élevèrent au rang de Colonia Romana, administrée par un sénat, à l'instar des villes romaines importantes. (Après l'écrasement de Carthage en 146 avant J.C.)
L'importance de IGILGILI des Romains sur le plan économique, administratif et stratégique, dura plusieurs siècles. Le Général Théodose utilisait le port pour le débarquement de ses légions qu'il lançait contre les chefs numides hostiles à l'occupation étrangère, et menaçant continuellement la route du blé. Le blé provenait des hautes plaines sétifiennes et était dirigé sur Rome. Arrivant des pays germaniques, les Vandales traversèrent l'Espagne et déferlèrent sur l'Afrique du Nord. Ils détruisirent IGILGILI en 429.
En 533 de l'ère chrétienne Les Byzantins venus de l'empire Romain du levant (Byzance), s'emparèrent de la place et les Vandales durent se réfugier dans les montagnes.
Vers 650, les premiers cavaliers de l'Islam firent leur apparition. La religion qu'ils venaient répandre était basée sur l'égalité des droits et des devoirs pour tous les hommes sans distinction. En échappant au carcan byzantin, les populations autochtones et les Vandales qui restaient, accueillirent avec enthousiasme la religion nouvelle. Le flux arabe dura jusqu'au XI° siècle. Mais ce qui avait été édifié sur la foi pure, devait être terni par les tractations matérialistes de certains monarques.
Jijel était alors sous l'autorité de Kairouan. L'histoire nous apprend qu'une révolte contre Kairouan, fut étouffée dans le sang en 695. Des contingents iraniens envoyés par le gouvernement de Kairouan et stationnés près d'El-Milia, eurent à réprimer une autre révolte en 776.
Une nouvelle dynastie les Aghlabides prit le pouvoir à Kairouan. Ce qui allait entraîner une nouvelle révolte de Jijel et sa région en 913.
Les Kotama, une importante tribu, rallia autour d'elle les tribus de la région et marcha sur Kairouan, donnant naissance à une nouvelle dynastie: la dynastie des Fatimides qui chassa les Aghlabides de Kairouan. Les Fatimides poussèrent leur conquête jusqu'en Egypte, occupèrent le Caire, laissant entre les mains des Gouverneurs Zirides de Kairouan, l'administration des territoires de l'ouest.
JIJEL et sa région, après avoir provoqué tous ces importants changements, retombaient sous l'autorité des Zirides de Kairouan de 973 à 1007.
Une autre dynastie parente des Zirides mais rivale, se partageait avec ces derniers le Maghreb central. Il s'agit des Hamadites.
En 1007, JIJEL passait sous leur souveraineté. En 1045, l'émir Ziride de Kairouan, ayant rejeté définitivement l'autorité des Fatimides installés en Egypte, le calife du Caire dirigea sur Kairouan dissidente, les Béni-Hilal, farouches cavaliers du désert égyptien qui allaient envahir toute l'Afrique du nord.
Au sud algérien, la kalâa des Béni-Hammad tomba entre leurs mains en 1050.
El-Kaid, prince hammadite, fils aîné de Hammad Ben Bouloughine, remonta vers le nord. Il se serait installé à Jijel vers 1068. Un autre prince, En-Nassir s'installa à Béjaia qui devait prendre le nom de En-Nasseria et devenir la nouvelle capitale Hammadite.
Poussant également vers le nord, à partir de la Kalâa, les Béni-Hillal, investirent toute la Kabylie orientale. Le faible Emir de Béjaia, Yahia Ibn-El-Azziz, ne put endiguer ce flot de cavaliers pillards.
A Jijel, le palais hammadite, construit par le monarque de Béjaia pour son séjour durant ses parties de chasse, fut abandonné. Ses occupants se réfugièrent auprès des descendants d'El-Kaid dans l'arrière pays. Une période de chaos et d'anarchie s'en suivit. Les guerres entre tribus reprirent. Le commerce de Jijel périclita. Ce fut la fin de la dynastie hammadite.
En 1130, une nouvelle dynastie fondée par El-Moumen, les Almohades, s'établit à Béjaia. Les Almohades rétablirent l'ordre. Ils régnèrent sur toute l'Afrique du Nord et la moitié de l'Espagne jusqu'à 1273, après avoir chassé les Almoravides, maîtres du Maroc et de l'Espagne mais ne purent jamais reprendre la Sicile tombée entre les mains du puissant roi, Roger le Normand. Conquise par les Aghlabides en 827, la Sicile passait entre les mains des Fatimides en 917. Elle leur fut enlevée en 1090 par les Normands, après un siège qui dura de 1058 à 1090.

Roger le normand, s'intéressa aux côtes voisines, les côtes de l'Afrique du Nord où il voulait établir une base. JIJEL fut choisie et en 1143, la flotte normande incendia la ville. Les habitants de la ville se réfugièrent à Béni-Caïd et devant le vide laissé par ces derniers, les Normands préfèrent se retirer mais pas pour longtemps.
Les Djidjelliens méfiants bâtirent sur les hauteurs de Béni-Caîd, la fameuse forteresse qui devait désormais garantir leur sécurité.

Les Normands revenaient souvent à époque fixe. Leurs raids durèrent une dizaine d'années sans pouvoir réduire la place.
Une légende locale rapporte qu'un matin de l'Aïd El-Fitr, les voiles des bateaux normands apparurent à l'horizon. Une mère qui avait préparé la pâte pour les crêpes de la fête, dut assister au départ de ses sept garçons qui quittèrent la forteresse avec leurs compagnons d'armes pour arrêter l'ennemi en rase campagne. Revenue chez elle la mère au lieu des crêpes confectionna une petite galette pour elle seule, et prit le deuil. Les Normands furent repoussés et le soir les sept guerriers, retrouvèrent sains et sauf, leur mère.
Depuis ce jour-là, plusieurs vieilles familles de JIJEL, issues sans doute des sept guerriers, font une petite galette, en même temps que les crêpes le jour de l'Aïd.
Revenons à l'histoire. Ne pouvant réduire par les armes, la place si convoitée, les Normands de Sicile, préférèrent établir des échanges commerciaux pacifiques avec les Djidjelliens. Ce qui ne tarda pas à attirer vers Jijel les grandes républiques maritimes italiennes de l'époque: Venise, Gêne et Pise.
De ce fait, sous le nom de " GIGERI ", Jijel entrait de plain-pied dans la vie maritime du monde méditerranéen.
D'après les historiens et notamment l'historien arabe El-edrisi, contemporain de Roger le Normand, Jijel et sa région produisaient en abondance, des céréales, du miel, du beurre, du bois pour les constructions navales, du chanvre, du charbon de bois, des noix, du poisson séché et des peaux de fauves.
Sous les Almohades dans la première partie du XII° Siècle, puis sous les Hafsides, les Abdewalides, et les Mérénides au XIII° Siècle, le commerce des Républiques italiennes avec le port de Jijel, atteignit son apogée.
De violentes querelles éclataient entre les concurrents pour les monopoles et étaient appuyées par des comptoirs fortifiés et des vaisseaux de guerre.

A Jijel, à la fin du XIII° Siècle, les Pisans éliminèrent les Génois et les Vénitiens. Mais le Sultan de Béjaia dépendant des Hafsides de Tunis, accorda des avantages à la République de Gênes.
Les Génois allaient se maintenir à Jijel du XIII° au XVI° Siècle. Entre temps vers 1280, les mêmes avantages furent accordés au Roi d'Aragon, Pierre III. Le commerce avec Jijel, était donc partagé entre Génois et Aragonais. Néanmoins, les Génois, fortifiés et tenant garnison, restaient maîtres de la Place. Les espagnols préférèrent s'installer à proximité, à Bejaia.
Ce choix devait plus tard modifier le cours de l'histoire du littoral de l'Afrique du nord, et concéder au petit port de Jijel, voisin de Bejaia, un rôle de premier plan dans les grandes batailles navales du XVI° Siècle qui allaient assurer à l'Algérie, la maîtrise de la Méditerranée.

Au XV° Siècle, après la chute de Grenade en 1492, et l'insurrection des Musulmans andalous pressurés et torturés sans relâche par le Cardinal Ximenès de Cisneros, les Espagnols dont le fanatisme religieux était attisé par le sinistre Inquisiteur, voulaient poursuivre les Musulmans d'Andalousie jusque dans leurs retranchements. Tout fut mis en ½uvre par l'Espagne pour l'occupation des ports de l'Afrique du Nord.
De puissantes Armadas canonnaient les villes du Littoral. Le corsaire Espagnol Pedro Navarro s'empara en Algérie de Mers-el-Kebir en 1505, de Béjaia en 1510, Dellys, Cherchell et Mostaganem en 1511.
Alger dût céder le rocher qui protégeait le port, où une forteresse fut édifiée, le ''PENON '' appelé par les habitants ''L'EPINE AU C¼UR'' et qui tenait la ville sous la menace permanente de ses canons.
Pour des questions politiques intéressant l'Europe, l'Espagne préférait réduire son occupation aux seules villes de la côte, érigées en citadelles imprenables, grâce à la multiplication de forteresses puissantes tenues par des garnisons fortement armées. (Certaines de ces forteresses sont encore visibles, notamment à Béjaia).
Cette occupation restreinte, ordonnée surtout par Ferdinand le Catholique (1479-1516) isolait les garnisons obligées de razzier les campagnes environnantes pour se ravitailler.
Les rois Hafsides de Tunis, alarmés par le péril espagnol qui menaçait toute la côte nord africaine, de Mélila à Tripoli, font appel à deux célèbres corsaires, musulmans, BABA AROUDJ et son frère KHIRREDINE, surnommés ''BARBEROUSSE '' ou '' BARBAROSSA''. Baba Aroudj et Kherdinne, fils de Yacoub, un sicilien musulman, sont nés à Mételin respectivement en 1474 et 1476. Leur père eut également deux autres fils : Elias et Ishak.
Dés l'âge de 13 ans, Arroudj accomplit son premier exploit en mer, en ramenant une balancelle en pleine tempête – D'après la chronique locale « Aroudj aurait été élevé à Jijel par un pêcheur d'éponge génois ».
De 1504 à 1510, il força le blocus espagnol et ramena en Afrique du Nord, de nombreux musulmans d'Andalousie. Ces exploits lui valurent un grand prestige dans le monde musulman. Les rois Hafsides de Tunis lui accordèrent une base dans l'île de Djerba.

A leur appel, les deux frères appareillèrent pour libérer les ports de la côte Ouest en commençant par Béjaia. La première attaque eut lieu en 1512. Arroudj perdit son bras gauche dans la bataille. Il se replia sur Tunis pour reconstituer la flotte.
Deux ans plus tard, en 1514, la flotte reconstituée mouilla dans les eaux djidjilliennes. Une intervention rapide de Baba Arroudj, avec le concours de la population, anéantit la garnison génoise installée à Jijel depuis le XIII siècle. Reconnaissants, les Djidjelliens fournirent à Baba Arroudj, déjà connu d'eux, de nombreux contingents de marins et de soldats.

Jijel ou ''GIGERI'' de l'époque des grandes canonnades, devenue une base fortifiée des frères Barberousse, commençait à faire connaître la grande puissance d'Alger.
En 1515, l'escadre renforcée de nombreuses unités et de nouvelles recrues, quitta Jijel. Elle se présenta devant la porte Sarrasine et le bombardement des positions espagnoles de Béjaia dura deux jours. L'ennemi bloqué dans ses forteresses et ne pouvant faire une sortie par le sud, dans un pays hostile, dut se rendre. Béjaia était libérée.

Sollicitée par Sélim Ettoumi, Cheikh d'Alger, pour détruire le ''PENON'', considéré imprenable par les Espagnols, l'escadre algérienne quitta Jijel, occupa Cherchell d'abord puis remit le cap sur Alger.
Après quelques coups de canon échangés avec la forteresse ennemie, les deux frères décidèrent de s'installer en premier lieu dans la ville. Tandis que Arroudj continuait ses raids pour la libération des villes et des ports algériens aux mains des espagnols, Khair-eddine devait organiser l'administration de la ville d'Alger.
Cherchell, Ténès, Miliana étaient libérées. Tlemcen sous la suzeraineté de l'Espagne, attendait son tour. Baba Arroudj éleva partout des forteresses et avant d'atteindre Tlemcen, fortifia El-Ghazaout qu'il confia à une partie de ses éléments djidjelliens. Tlemcen fut libérée mais les espagnols envoyèrent de nombreux renforts. Baba Arroudj succomba sous le grand nombre des assaillants en 1518, prés de Rio Salado.
A la nouvelle de la mort de Arroudj, les Algérois mécontents de voir toujours le ''Pénôn'' en place, manifestèrent de la nervosité. Certains clans de la ville allèrent jusqu'à conspirer contre Khair-eddine et ses compagnons qui jetaient déjà les bases de la régence d'Alger.

Afin d'authentifier ses raids en Méditerranée et obtenir pour cela, des lettres de course au service d'un monarque, Khair-eddine s'adressa au sultan Salim 1er d'Istanbul qui lui décerna le titre de Pacha et Emir des Emirs (Beylerbey).

Alger sous la suzeraineté de la Turquie, reçut de nombreux renforts et de l'artillerie. Ces renforts arrivèrent à temps pour briser une tentative espagnole d'occupation totale de la ville.
En effet les vaisseaux espagnols commandés par Hugo de Moncada subirent un échec retentissant et ceux qui échappèrent aux canons d'Alger, se retirèrent abandonnant le Penôn et sa garnison.
Mais les conspirations contre Khair-eddine gagnèrent déjà quelques villes de l'ouest et certaines tribus des environs d'Alger.

Khair-eddine préféra se replier en 1520 sur Jijel, sa base de départ, dont il songeait faire sa capitale. Les Djidjelliens le reçurent triomphalement. De son côté Khair-eddine faisait profiter la ville de tous les produits de ses courses en mer. Toujours à la tête des contingents turcs et djidjelliens, il s'empara de Constantine en 1520, de Collo en 1521, et de Bône 1522.
En 1525, des évènements graves le rappelèrent à Alger Khair-eddine quitta Jijel pour Alger qui allait devenir sa capitale. Par reconnaissance, Jijel fut la seule ville à l'époque, autorisée à pratiquer la course en mer. Les Djidjelliens installés à Alger ou demeurés chez eux bénéficiaient de nombreux avantages. Ils étaient exempts d'impôts, portaient le costume turc et pouvaient croiser leurs épées contre celles des Janissaires, dans les duels sans encourir la peine de mort. Comme les Turcs ils échappaient aux juridictions de droit commun et sont jugés par le tribunal réservé uniquement aux janissaires.
A Alger, Khair-eddine décida d'en finir avec le Penôn dont la menace pesait toujours sur la ville. La forteresse subit un intense bombardement qui dura 20 jours, et son gouverneur, Martin de Vargas, se rendit avec sa garnison.

Alger était définitivement libérée de l'emprise espagnole. Si le port d'Alger était un médiocre mouillage, entouré d'écueils et exposé à tous les vents, sa position stratégique qui lui permettait de contrôler toute la Méditerranée, du détroit de Gibraltar au canal de Sicile, l'emporta sur le mouillage, pour servir aux opérations militaires. Khair-eddine fit construire un môle long de 200 mètres, large de 25 mètres et haut de 4 mètres. Ce môle réunit la ville aux îlots qui commandent l'entrée d'Alger par la mer. Amélioré par la suite, pour devenir plus tard, l'actuelle Amirauté, le môle marquait le début du port de guerre de la Régence.

Toujours aidé par les Djidjelliens, Khair-eddine poursuivit ses combats en mer avec le titre d'Amiral de toutes les flottes, décerné par Soliman III en 1533. Il s'empara de Tunis qu'il dut abandonner, à cause de l'aide apportée à Charles Quint par l'escadre génoise d'Andréa Doria en 1535, mais conserva Bizerte.
Le Bénédictin HAEDO, contemporain de l'état Algérien organisé par Khair-eddine raconte à propos des marins Algériens : « Naviguant pendant l'hiver et le printemps, les corsaires algériens parcourent la mer du levant au couchant, se moquant de nos galères.......... "
Sachant que lorsque leurs galiotes si bien espalmées, si légères, rencontrent les galères chrétiennes si lourdes et si encombrées, celles-ci ne peuvent leur donner la chasse. Elles ont coutume pour les railler, de virer de bord et de leur montrer l'arrière. La supériorité des Algériens tenait non seulement à l'adaptation rationnelle des galères et des brigantins à la guerre de course mais à l'entraînement et à la discipline........
Ils sont si soigneux de l'ordre, de la propreté et de l'aménagement de leurs navires qu'ils ne pensent pas à autre chose, s'attachant surtout à un bon arrimage pour pouvoir bien filer et louvoyer. "Enfin pour la même raison, il n'est permis à personne, fût-ce le fils du Pacha lui-même de changer de place ni de bouger du lieu où il est....... »
Khair-eddine écuma les eaux siciliennes, celles de Calabre et des Pouilles, enleva aux Vénitiens SCYROS, ATHMOS, PAROS et EGYNE (1538). Il prit d'assaut CASTEL NUEVO en 1539, battait une flotte chrétienne devant CANDIE (Crète) et aida les Français alliés de la Turquie contre l'Espagne de la maison d'Autriche, à bombarder NICE en 1543.
Le combat eut lieu dans le golfe du Lion où les vaisseaux espagnols qui bloquaient tout trafic vers Marseille, eurent le dessous.
Khair-eddine mourut en 1545. Loin de sa base de départ, JIJEL que les Espagnols par représailles, allaient détruire en 1611, sous le feu d'une puissante flotte commandée par l'Amiral de Santa Cruz.
Malgré les représailles continues contre les ports algériens organisées par les croisières de bateaux espagnols, italiens, anglais, hollandais, le prestige de la marine algérienne, dépassait le monde de la Méditerranée.
JIJEL dut subir en 1664 une attaque d'envergure déclenchée par Louis XIV, le monarque français, oubliant les anciennes alliances de son pays avec l'Algérie et ne songeant qu'à augmenter son prestige vis-à-vis des pays chrétiens d'Occident. Sous la pression de son ministre Colbert, Intéressé par les routes de ses compagnies commerciales d'Afrique, un puissant corps expéditionnaire commandé par le prince Bourbon, Duc de Beaufort et oncle du Roi, fut débarqué à Jijel par l'Amiral Duquesne, le 23 juillet 1664 prés de Sidi-Amar.
Un fort ''le Fort des Français'' pour les armées de Louis XIV et ''Bordj-Echetti'' pour les vieux Djidjelliens, fut construit prés du vieux cimetière de la ville (ce vieux fort aujourd'hui disparu, était debout jusqu'en 1933).
Les régiments de Navarre, de Normandie et de Picardie qui constituaient les ponts avancés, furent coupés à Beni-Caîd par les troupes djidjelliennes, de leurs arrières tenus par les régiments des ''Gardes françaises, ''des Volontaires de Toulon et la marine; le régiment de Picardie fut décimé dans une embuscade.
Assiégés de toutes parts, les troupes qui tenaient la ville, rembarquèrent en hâte, le 31 Octobre 1664, abandonnant ce qui restait des régiments à l'extérieur. Les restes de ces régiments acceptèrent de se mettre au service des Turcs, moyennant une conversion à la religion musulmane, rejoignant par là ce qu'on appelait déjà en occident, les Capitaines Renégats.
Après ces évènements qui confirmèrent la célébrité de ''Gigeri'' comme place corsaire imprenable, dans le monde occidental et méditerranéen Jijel reprit ses relations avec les Beys de Constantine et allait connaître une ère de paix en s'adonnant à ses activités commerciales traditionnelles. Ce fut alors l'avènement de certaines familles placées sous le saint patronage de personnages illustres dont les hautes qualités morales, religieuses ou militaires, avaient forcé le respect et la reconnaissance de leurs contemporains : SIDI BOUBHAR , LALLA MESGHITANE, SIDI AHMED AKELAL, SIDI B'SIR, SIDI EL-HARBI, LALLA Z'BIRIA, SIDI M'RABET MOUSSA, SIDI EL HOCINE, M'RABTA SEKHRIA , M'CHKTA, SIDI MEZOUAR, SIDI AMER, SIDI AHMED AMOKRANE.
Tous les mausolées situés aux abords et au centre de la ville, constituaient pour la population, un lieu de recueillement et de prière. Parmi ces mausolées, certains ont disparu.
Le mausolée de SIDI AHMED AMOKRANE est toujours conservé sur la colline ''Korn-el-Djebel''. Sidi Ahmed Amokrane est considéré comme le patron de la ville. La paix régna à Jijel jusqu'en 1803. Mais cette paix fut troublée par un fanatique marocain, Abou Dali ben El-Harche (Mouley Chekfa) qui fomenta des insurrections contre les Turcs à travers toutes les régions de l'actuelle Wilaya.

Abou Dali, à la tête des tribus séditieuses s'empara de Jijel et assiégea Constantine.
Le Bey de Constantine, Osman le Borgne (B'SIR), homme très pieux et pacifique repoussa Ben El-Harche et marcha sur Jijel, à la tête de 2000 Janissaires et 3000 cavaliers. Arrivé dans les parages de Bir El-Ghder, il tomba dans une embuscade et fut tué avec plusieurs de ses compagnons.
Les survivants ramenèrent sa dépouille qui avait été ensevelie près de l'ancienne forteresse où se trouve le mausolée de Sidi-El-Harbi, en attendant les renforts du Dey d'Alger. Une légende locale racontée par certaines vielles familles de la ville dont il demeure le saint Patron, nous fait savoir que le martyr refuse tout mausolée. Chaque fois qu'une âme pieuse s'avise de construire le mausolée du saint Homme, il est aussitôt détruit.
Devant l'anarchie qui s'instaura dans la ville, après les troubles fomentés par Boudali, des actes isolés de piraterie dirigés contre les petits caboteurs algériens eurent lieu.
A la demande de la population, le Dey d'Alger dépêcha la marine officielle. Bou Dali fut capturé et l'ordre rétabli.
Les Djidjelliens maîtres de leur ville, rétablirent leurs rapports commerciaux avec les pays voisins dont Tunis était le centre d'attraction. Cette période d'apaisement dura une trentaine d'années.
En 1830, les troupes françaises s'emparèrent d'Alger et en 1837 de Constantine. Jijel coupée de la double autorité du Dey d'Alger et du Bey de Constantine bénéficia d'une certaine autonomie pendant deux ans.
Entre temps, un caboteur français, jeté sur la plage d'El-Kennar par le mauvais temps, fut pillé par les riverains ; cet acte précipita la conquête de Jijel.
L'histoire locale rapporte que des familles entières s'étaient jetées à la mer du haut de la falaise qui borde la vieille ville, avant l'arrivée des troupes d'occupation. Le premier mouvement insurrectionnel eut lieu du 17au 22 septembre 1841. Les emissaires de l'Emir Abdelkader bien accueillis, furent suivis par toute la population de l'actuelle Wilaya. La lutte populaire dura jusqu'à en 1842.
Les insurrections armées reprirent en 1845-1847-1851. Celle de 1851 fut la plus meurtrière. Le général de Saint-Arnaud, chargé de la pacification de Jijel et sa région, à partir de Mila, s'y rendit célèbre par les enfumages des grottes où se réfugiaient les populations civiles.
En 1856, dans la nuit de 21 au 22 Août un terrible cataclysme frappa Jijel. Un tremblement de terre suivi d'un raz-de-marée, réveilla en sursaut la population qui put fuir vers la campagne environnante dés les premières secousses. Seules deux femmes et trois enfants périrent dans la catastrophe.
Un bébé enseveli sous les décombres fut sauvé miraculeusement par le berceau renversé sur son petit corps. Le bébé devenu le grand-père M'SILHA vécut longtemps et eut une nombreuse descendance. Mais la vieille cité marquée par plus de 20 siècles d'histoire fut détruite.
Oui, IGIGILLI des Romains, venus bien après les Etrusques et les Phéniciens, Jijel qui avec sa région fut à l'origine de la dynastie fatimide, ''JIGERI ''des Rais qui, sous les frères Barberousse, fit trembler les marines chrétiennes, Jijel, vainqueur des armées de louis XIV, disparut à jamais avec ses tours de gué, ses maisons et ses mosquées.
Le même destin qui lui réserva un premier rôle dans l'histoire des grands combats navals, voulut sans doute lui épargner l'humiliation du joug des armées colonialistes. Celles-ci après la catastrophe, ne trouvèrent de la vieille ville, qu'un rocher couvert de décombres qu'elles utilisèrent pour la construction de leur citadelle.
En peu de temps, la nouvelle ville commença à s'édifier (1857-1858).
La nouvelle ville construite par le génie de l'armée française attira de nombreux colons, venus la plupart des campagnes et quartiers misérables des pays européens de la Méditerranée. Ces immigrants moyennant une naturalisation et une concession de terre spoliée, allaient devenir, grâce au code de l'indigénat qui livrait à leur merci, les populations légitimes du pays, une aristocratie nouvelle dans Jijel et sa région.
Expropriations, chômage, impôts écrasants, lourdes amendes de toutes sortes, tentatives d'évangélisation des campagnes, décret Crémieux qui élevait les juifs algériens au rang de maîtres du pays, réquisitions arbitraires de travailleurs, toutes ces exactions, trouvèrent une population musulmane attentive au message de Cheikh El-Haddad et son disciple El-Mokrani en 1871.
Encore une fois, l'insurrection fut étouffée dans le sang et la colonisation put parachever à loisir, son extension par des expropriations massives et le déplacement des populations dans la région de Guelma et Temlouka.
De nouveaux colons arrivèrent d'Alsace et de Lorraine reprises par les Allemands après la défaite de Napoléon III à Sedan en 1870.
Un nouveau ''Strasbourg'' fut construit à une dizaine de kilomètres de Jijel (actuellement Emir-Abdelkader). Ne pouvant tenir devant les régiments d'une des plus fortes armées d'Europe, les Algériens choisirent la bataille politique.

En 1911, le premier journal de tendance nationaliste ERRACHIDI était imprimé à Jijel. Ce journal attaquait le code de l'Indigénat, les réquisitions de travailleurs, les exportations et le service militaire rendu obligatoire aux Algériens musulmans en 1913.
La guerre de 1914, arrêta momentanément les premiers mouvements politiques qui reprirent au cours des années vingt pour atteindre leur intensité dans les années trente. Trois faits importants à signaler à Jijel durant cette période :


1°) La construction par volontaires en 1934 de la première médersa en langue arabe et dont la première pierre fut posée par le Cheikh Abdelhamid Ben Badis.

2°) Les premières luttes syndicales en 1936 avec grèves sur le tas dans les usines de liège et les quais d'embarquement, aux main des colons et des sociétés étrangères.

3°) La création de la première équipe de football (JSD) entièrement musulmane, en vert et blanc, face à S.C.D tricolore qui ne pardonnera jamais le départ de ses joueurs musulmans. (1936).

" Il y eut également la première section de Scouts Musulmans Algériens (S.M.A) sous l'égide de la J.S.D.(1936)

La déclaration de la deuxième guerre mondiale en 1939, qui vit des milliers d'Algériens dirigés sur les champs de bataille étrangers arrêta comme en 1914 les mouvements de lutte populaire jusqu'en 1941.
Dans la même année, des arrestations furent opérées dans tout le territoire de l'actuelle Wilaya. Les Djidjelliens purent connaître dans les camps d'internement, d'autres frères venus de toutes les régions du pays. Un journal clandestin «l'Action» circulant à travers les masses encadrées par le vieux P.P.A.

Le débarquement des troupes alliées en 1942-1943, favorisa la reprise des mouvements patriotiques.

Le principe de l'autodétermination était solennellement proclamé par les alliés.
Mais le 8 Mai 1945, qui marquait la fin de la guerre fut pour l'actuelle wilaya de Jijel, le théâtre d'un génocide, de Tamentout à Beni-Aziz (Ex Chevreuil ), zone proche de Kherrata, ville martyre avec Sétif et Guelma.
Le bagne, les travaux forcés, les déportations et l'emprisonnement devinrent le lot de ceux qui échappèrent à la mort.

« La répression sévère, impitoyable est commencée......
J'ai vu dans les yeux des chefs qui commandent les troupes..... la décision implacable d'être sans pitié» (Discours de l'Administrateur de la Commune mixte Boissin).

«Nous jurons que l'Algérie est, et restera française» (Discours de Jules Lochard le 13 Mai 1945) ''Réveil Djidjellien '' N°45 du 19 Mai 1945)».

Le premier novembre 1954, ces mêmes populations des Daîrates de Fardjioua, El Miliia, Taher et Jijel, que les armées répressives, les administrateurs, les Boissin , les Lochard et consorts, croyaient à jamais jugulées, reprirent sans hésiter le combat libérateur.

Acceptant tous les sacrifices, elles allaient marcher les armes à la main, côte à côte avec leurs frères et s½urs des autres régions d'Algérie jusqu'à la libération totale de la patrie. Région montagneuse et couverte de forêts, la wilaya de Jijel constituait avec le massif de Collo, un bastion imprenable que ne purent réduire, les bombardements aériens, par vagues successives ni les incendies de forêts ni l'artillerie ni les tirs de la marine. Aujourd'hui, comme tous les Algériens, les Djidjelliens travaillent mais n'oublient pas leurs morts. Au riant village de la révolution agraire Belghimouz-Medegri, un petit monument expose un chapelet de bombes d'avion non explosées.

La stèle avec ses trois bombes rouillées, semble narguer à jamais, les forces rétrogrades et obscurantistes qui voulaient freiner la marche de l'Histoire et celle du peuple vers le progrès.

# Posté le vendredi 24 mars 2006 16:10

Modifié le dimanche 28 mai 2006 17:42

cranberries !

cranberries !
Déjeuner de jeudi à Dublin. Ont trafiqué accumulant les studios extérieurs de ruelle de moulin à vent, prochaine porte droite localisée à un des plus grands dépôts de l'autobus de la ville. Les cieux gris roulent dedans à travers le southside du capital tandis que dedans du froid les canneberges recueillent dans la salle de commande de studio pour un playback final de leurs travaux plus récents. La rue de Stephen de producteur se tient devant le bureau de mélange tandis que la bande détendent au fond de la salle et écoutent attentivement le choix des voies qui remplissent pas simplement salle de commande mais troisième plancher entier du bâtiment. La musique est les canneberges pleines. Écrit et exécute par la bande, leur est un bruit unique qui a perdu rien son caractère. Pourtant il y a maintenant un changement subtile de bruit - légèrement plus de profondeur et de clarté aux mots et aux mélodies, quelque chose plus que juste modèle de roche. Peut-être qui a beaucoup pour faire avec leur choix de producteur pour ceci, leur cinquième album. C'était la rue de Stephen qui a produit leurs deux premiers albums et aidee à établir ce bruit de canneberge qui a vendu plus de 20 millions d'albums. Et c'est la rue de Stephen qui est maintenant en arrière avec les canneberges pour ce nouvel album, dû dehors en été 2001. Une chanson, les « jolis yeux » s'échappe entre les nombres plus feisty, une ballade molle de berceuse qui mélange les talents de la bande et du producteur dans un doux, exécution succulente. Un conseil des choses à venir. Dehors dans le studio principal le secteur un des crewmembers de canneberges met les fils partis de guitare dans une caisse de route. Tous instruments sont emballés vers le haut et préparent pour être transportés de nouveau à ville natale de la bande de Limerick, sur la côte occidentale de l'Irlande. Tous ce qui sont laissés pour indiquer les canneberges étaient dans la ville pour une session d'enregistrement sont des couples des bougies brûlées-dehors dispersées autour de la cabine du chanteur principal. Extrémité de la partie 1. Les chansons sont envoyées à Londres à mélanger. Puis son de nouveau au studio de répétition pour écrire une deuxième série de nombres avant Noël. Peu après la naissance de son deuxième enfant, en février 2001, de Dolores et des hommes compter voyager de nouveau à Dublin à la partie record 2. Le servir d'équipier attend avec intérêt quelques jours au loin. Est ainsi la bande. Et après que le playback et un peu de déjeuner dans la cuisine de studio ils iront leurs manières séparées, maison pendant quelques jours, à la famille et aux amis. . « Deux mois dans le studio est tout à fait rapide par des normes de Cranberry, » dit Noel pendant qu'il renverse sa tasse de thé au-dessus d'une pile d'équipement bêtement à gauche sur la table de cuisine. « Le dernier album était plus de six mois dans la fabrication. Cela a cassé tous disques de canneberge. » La bande sont en bonne forme, appréciant les fruits de leur renommée, détendu, heureuse avec les chansons qu'ils ont juste créées. Et également heureux avec leurs vies au début du nouveau millénium. L'année 2000 est une date très remarquable dans le calendrier de canneberge. Les canneberges sont 10 années. Dix ans de voyager, des albums, choisit, des récompenses et des récompenses au delà de leurs rêves. Mais les accompagnant sur cette même voie étaient les pressions et les efforts d'affronter un des orchestres au monde - une charge lourde et parfois dangereuse sur leurs épaules qui sont venues près de les essuyer dehors tout à fait en arrière en 1996. « Tout c'et nous ne sont pas 30 égaux ! » dit Mike. « Tellement s'est produit du fait à court terme, » dit Dolores. « Elle est un peu une tache floue maintenant, vraiment. » Dix ans dessus et la bande qui sont tombés ensemble pour aucune autre raison que d'un peu de roche et de roulement en longues soirées d'hiver ont maintenant vendu plus de 33 millions d'albums à travers la planète. Ils ont joué à une assistance du monde de plus de deux millions de personnes. Et leur musique peut s'avérer traverser la radio, la télévision et l'Internet. Tranquillement modeste, la seule manière que vous sauriez jamais qu'il y avait quelque chose hors de l'ordinaire au sujet de ces quatre gens relativement du commun est quand Fergal arrive juste à la mention ayant passé une certaine heure dans sa « maison en Italie ». Le mariage, élevant des familles et plongeant leurs orteils dans d'autres activités économiques est ce qui prend leur temps maintenant, quand elles ne sont pas les canneberges. Sauter de nouveau au début de la bande, de nouveau au tour des années 80 où la fabrication d'une vie à partir de la roche et du roulement n'était pas même sur la carte pour Noel, Mike et Fergal, trois quarts ce qui était à l'origine de la canneberge nous a vus. Par cette étape U2 avait déjà marqué vers le haut leur propre première décennie de succès mondial. les excursions et les albums de Globe-trot tels que « le feu inoubliable » et le « arbre de Joshua » ont ouvert les portes internationales pour l'industrie irlandaise de musique qui étaient prêtes à montrer qu'il y avait plus en Irlande que Bono et compagnie. Les années 80 ont produit nouvel international irlandais tiennent le premier rôle Clannad, Enya, fleurs chaudes de Chambre, Sinead O'Connor et Chris De Burgh. U2 a établi leur propre étiquette pour chercher et favoriser de nouveaux actes. U2 le bassist Adam Clayton a soutenu la cause de la bande de Limerick, bleu de mardi. « Nous avions l'habitude d'écouter U2. Sûr qui pas », dit Mike. « Puis il y avait le Smiths, nouvel ordre, le traitement... » « . Le mode de Depeche, rem, » Fergal s'ajoute. « Bourrer qui était très populaire ». « Nous étions tous juste dans la musique, » dit Noel. « N'importe qui qui est dans la musique veut être dans une bande ou faire partie de la musique. Quelque chose être près ou autour de lui, quoiqu'un bon nombre de gens ne finissent pas vers le haut de le faire. Ainsi nous avons tout voulu faire cela. Et nous étions préparation juste tout à fait contente. Alors nous ferions quelques gigs et obtenir a pissé après elles, qu'était simplement grand. Et that'd que ce soit jusqu'au week-end suivant. » Noel et Mike Hogan du frère étaient des amis avec Fergal Lawler. En arrière dans 1989 qu'ils ont formé la canneberge nous a vus avec le chanteur Niall Quinn. « Nous étions tout le très jeunes alors, » dit Mike. « Certains d'entre nous ont eu les travaux. Nous préparerions du côté, aux week-ends et peut-être un mercredi si nous pourrions. Alors nous avons obtenu quelques gigs. Mais nous jamais n'avons en avant regardé - nous n'avons jamais pensé aux contrats record ou cela que nous allions être célèbres » il rit, comme si il est encore difficile que il rentre qu'elles sont en fait l'une des bandes les plus célèbres au monde. Dos alors elles ont été connues juste à une fraction des ventilateurs de musique dans la ville de Limerick. Noel écrirait de la musique et la bande la jouerait rugueuse aux répétitions ou dans une démo tôt.
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# Posté le vendredi 24 mars 2006 16:22

Modifié le dimanche 28 mai 2006 18:04

Pink Floyd !

Pink Floyd !
Syd Barrett et Roger Waters se connaissent depuis l'école. Tout comme David Gilmour, ils étudient dans le même lycée de Cambridge, en Angleterre.

En 1964, Roger Waters rencontre Nick Mason et Rick Wright. Ensemble, ils forment un groupe, Sigma 6, qui change souvent de nom avant de trouver son appellation définitive en 1965, sous l'impulsion de Syd Barrett qui les rejoint. Ce sera donc Pink Floyd. C'est en fait l'association des prénoms de deux musiciens: Pinkney Anderson et Floyd Council...

Pink Floyd va très vite entrer dans l'histoire du rock mondial. Dès 1967, le premier album, The Piper At The Gates Of Dawn est un succès et son principal architecte en est Barrett.

Ce dernier frôle le génie alors qu'il est complètement assommé par la drogue, au point de ne plus être capable d'aligner deux mots d'affilée... L'année suivante, il quitte le groupe pour partir en solo puis... en psychiatrie !

Psychédélisme

Il est remplacé par David Gilmour tandis que Roger Waters s'impose comme le nouveau maître d'oeuvre du groupe. A Saucerful Of Secrets paraît en 1968. Le disque reste dans la même veine psychédélique que le précédent mais avec moins de succès.

Le groupe va alors lentement se diriger vers un rock plus "progressif", vague émergente alors en Grande-Bretagne, comme en témoignent la bande originale du film "More" puis Ummagumma en 1969.

Pink Floyd a trouvé son créneau et son public. Cent mille personnes les acclament à Londres, en 1970, quelques mois avant qu'ils n'aillent jouer dans le site historique de Pompéi (le dvd de ce concert est paru en 2003).

The Dark Side Of The Moon

La même année, arrive Atom Heart Mother et une pochette entrée dans la légende, comme la plupart des albums du groupe... Meddle paraît en 1971, un régal de rock progressif pour un groupe alors au sommet de sa créativité. Cet album culte contient notamment le sublime morceau Echoes, considéré par beaucoup comme le chef-d'oeuvre de Pink Floyd.

En 1973, le groupe entre définitivement dans le panthéon du rock avec The Dark Side Of The Moon. Un disque somptueux, qui constitue l'une des plus grosses ventes de tous les temps avec plus de trente millions d'exemplaires... Un album classé plus de sept ans au top 100 américain ! Comment décrocher la lune grâce notamment à une chanson justement intitulée Money !

Deux ans plus tard, c'est Wish You Were Here avec Shine On You Crazy Diamond, suivi par Animals en 1977.

The Wall

Nouveau chef-d'oeuvre en 1979 avec le double The Wall, disque conceptuel et exceptionnel, dont Alan Parker s'inspire pour le film du même nom.

Cet opus signe en fait la fin d'une époque pour Pink Floyd, les dissensions se faisant de plus en plus fortes au sein du groupe. Waters s'isole carrément des autres mais reste toutefois présent jusqu'en 1983, date de parution de The Final Cut.

Il part voler de ses propres ailes mais les ennuis ne sont pas finis puisque trois ans plus tard, il tente d'interdire à ses anciens collègues d'utiliser le nom Pink Floyd. Le tribunal lui donne tort et le groupe publie A Momentary Lapse Of Reason en 1987. Une tournée longue d'un an et riche de deux cents dates est programmée dans la foulée.

The Division Bell

Il faut ensuite patienter sept ans pour découvrir la nouvelle galette, The Division Bell, qui donne également lieu à une série de concerts gigantesques. La France est visitée avec notamment une date au Château de Versailles !

Depuis cette date, deux albums live sont venus compléter une discographie exceptionnelle. Il s'agit de Pulse et de The Wall Live, enregistré lors d'une tournée en 1980.

En 2003 sort le dvd du concert donné par Roger Waters lors de la chute du mur de Berlin en 1990. La même année, pour fêter les trente ans de The Dark Side Of The Moon, une nouvelle édition de cet album mythique voit le jour en coffret de luxe.
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# Posté le vendredi 24 mars 2006 16:28

Psychedelisme

Le psychédélisme équivaut à une conscience de l'esprit grand ouvert. Psychédélique signifie extatique, ce qui veut dire se tenir en dehors des repères normaux. Cela signifie sortir de votre esprit, de votre monde habituel de contingences, espace et temps coordonnés. Et le point primordial : tout ce qui existe en dehors existe ici à l'intèrieur.
Un art spirituel , il separt le Moi et le Je en laissant chaqu'un d'eux voyager dans son monde ..un art qui signifie l'expression a travres des idées de reve , d'esperance , d'imagination absolue..un art qui fait travailler la personne tout entiere , un art de philosiphe tout simplement .
Il ne s'est pas limiter dans la peinture seulement ; mais aussi la music et la lecture , le cinema et la sculpture c un art complet , l'art Psychedelique !
Un tableau qui ma vraiment marqué , Une tulipe psychedelique , un tableau dont je veux partager le regard avec vous donc ....
Psychedelisme
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# Posté le mardi 14 août 2007 11:02

Modifié le mardi 14 août 2007 11:36

Souviens-toi d'aimer ..

Aimer ! Ce verbe qui nous fait souffrir
languir , et parfois gemir
souvent penser et parfois mentir
ce verbe qui concerne le monde entier
le pianiste , le voleur et l'homme du chantier
ce verbe dont certains ont peur
peur de ne pouvoir pas etre a la hauteur
pour lui donner sa vraie valeure
ce verbe dont on aura toujours besoin
ce verbe dont on doit prendre soin

# Posté le mardi 14 août 2007 11:04